
Reb Yankel, toujours lui, revient à Chelm après un court séjour d'affaires à Varsovie.
- Comme c'est bon, Rivka, de revenir chez soi, parmi les pauvres! Chaque fois que je m'en vais chez les riches, je ne peux m'empêcher de les trouver égoïstes, avides , malhonnêtes. Tandis que nous, les pauvres, savons rester dignes!
- C'est bien vrai, mon mari, approuve Rivka.
Quelque chose de spécial est-il arrivé pendant ton séjour là-bas?
-Oui, répond Yankel.
Après avoir fait tous les grossistes, être passé de l'un à l'autre, je me suis aperçu que je n'avais plus ma canne.
Je suis retourné dans chaque magasin, parce que je ne me souvenais plus où j'avais bien pu l'oublier.
Le lendemain, j'ai demandé à chacun de ces riches marchands s'il n'avait pas vu ma canne.
L'un après l'autre, ces patrons qui roulent sur l'or m'ont prétendu ne pas l'avoir vue.
Finalement, épuisé, le soir venu, je suis retourné dans le petit restaurant où j'avais mangé une simple soupe. Là, sans un mot le patron m'a tendu une canne.
Tu vois bien, ma Rivka, qu'il y a une différence entre les riches et les pauvres!

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